Un livreur de Glovo se prépare à partir après avoir effectué une livraison à Madrid
Les procureurs milanais ont placé la branche italienne de la plateforme espagnole de livraison de repas Glovo sous contrôle judiciaire et ont ouvert une enquête sur des accusations d'exploitation de livreurs visant, selon des documents judiciaires consultés par Reuters lundi.
L'unité du travail des Carabiniers a émis un décret urgent plaçant Foodinho sous contrôle judiciaire, dans le cadre de la dernière étape d’une vaste campagne contre l’exploitation de la main‑d’œuvre dans plusieurs secteurs au cours des trois dernières années.
Foodinho et Glovo n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. La société mère allemande de Glovo, Delivery Hero, a déclaré qu’elle et ses marques collaborent toujours avec les autorités judiciaires dans toutes les juridictions et qu’elle ne pouvait pas faire d’autres commentaires à ce stade de l’enquête.
L'acte d'accusation de 54 pages consulté par Reuters indique que les livreurs de Foodinho étaient payés en dessous du seuil de pauvreté, avec une moyenne de 2,50 euros par livraison, parfois plus de 75 % en dessous du minimum légal de 1 .245 euros par mois.
Selon les procureurs, les coursiers à vélo sont officiellement indépendants mais travaillent en réalité comme des employés, car ils sont gérés par une plateforme informatique qui détermine leurs conditions de travail.
Un administrateur nommé par le tribunal veillera à ce que l’entreprise accorde à ses employés le statut juridique approprié et respecte les règles et conditions de travail.
(Reportage Emilio Parodi, avec Paolo Laudani ; version française Elena Smirnova, édité par Kate Entringer)

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